S’engager aux côtés des enfants et familles qui vivent l’extrême pauvreté

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Saleh Kazige ABASI,

République Démocratique du Congo

Il y a de cela 8 ans environ, j’ai été enfant Tapori. On se rencontrait une fois par semaine, autour d’une lettre Tapori, un livre, une histoire, des travaux communautaires ou simplement pour faire des jeux et des chants. C’était merveilleux! Tapori est une branche enfance d’ATD Quart Monde, un mouvement international créé en 1957 par Joseph Wresinski dans le camp de Noisy-le-Grand, près de Paris. C’est un courant mondial d’amitié entre les enfants de différents milieux qui rêvent d’un monde plus juste, de paix et où il n’y aura plus de pauvreté.

Ayant grandi dans cet esprit d’amitié, quand nous avons atteint plus de 15 ans, et puisqu’on ne pouvait plus faire partie de Tapori, il a fallu alors trouver un autre espace qui nous permettrait de conserver ce lien d’amitié et de fraternité qu’on avait bâti durant toute notre enfance.

Alors ensemble avec les amis on a créé le groupe « Dynamique jeune » : ainsi, par l’initiative des jeunes qu’on était devenus, appelés à l’origine enfants Tapori et grâce au soutien des aînés, est né un groupe d’accompagnateurs des enfants dont le but était d’aider ceux-ci à devenir des véritables citoyens de demain qui pourront servir dignement l’humanité.

C’est en fait un engagement qu’on a pris. Le rôle des animateurs étant d’animer ces enfants, les accompagner dans l’accomplissement de leurs rêves et faire en sorte qu’ils gardent leurs esprits ouverts face à l’avenir. Un avenir radieux et commun.

Sur le long du chemin, nous connaissons différentes situations qui nous rendent parfois impuissants. Dans une réunion où nous avions parlé de l’engagement des jeunes aux cotés des enfants et familles qui vivent en situation d’extrême pauvreté, Toussaint KARAGI, qui est également animateur Tapori, a fait savoir que ce qui lui, le décourageait était d’abord les propos d’autres jeunes, entre-autres ses collègues de classe : « …quand je leurs dis que je vais à la rencontre, ils me disent qu’à force de traîner avec les enfants je finirais par redevenir aussi enfant. Mais ils ont tort, parce que ces enfants sont nos petits frères et petites sœurs. Il est de notre devoir de les soutenir et d’apprendre avec eux ».

Les épreuves auxquelles nous avons été soumis à un certain moment dans notre engagement sont donc multiples. Néanmoins, au-dedans de chacune d’entre elles existait un élément qui nous a redonné espoir et nous a remis sur les rails. En fait, ce sont ces obstacles qui donnent du sens à notre engagement.

Aujourd’hui, je peux comme Toussaint, affirmer que les enfants ont des choses à nous apprendre et qu’on ne peut espérer changer le monde que si et seulement si on investit dans l’enfance.

A travers les actions qu’ils font, l’amitié et la solidarité qu’ils bâtissent entre eux, les enfants apportent le changement et contribuent à l’épanouissement de l’humanité. Si nous voulons vaincre la misère et mettre un terme à tous les autres fléaux qui, aujourd’hui comme hier, accablent l’être humain, c’est avec les enfants que nous devons commencer car, « ils sont le monde de demain ».

A savoir : Cette année le thème choisi pour le 17 octobre est « Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté » et marque les 30 ans de la convention des droits de l’Enfant.

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Pour une école inclusive : une promesse d’excellence pour tous et toutes

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Par Anne Champagne

Royaume-Uni

Comment éviter que les circonstances familiales : pauvreté, discrimination, famille éclatée, maladie, addictions ou violence constituent des obstacles pour la réussite scolaire des élèves ? Malgré leur potentiel, les enfants issus de familles fragilisées peuvent adopter parfois un comportement perturbateur qui compromet leurs relations avec leurs enseignants et le système scolaire en général. Comment aider les enseignants à se reconnecter avec ces enfants exclus ?

C’est ce défi, éveiller l’intérêt des élèves qui ont été victimes d’exclusion ou de rejet, ou ayant un comportement perturbateur, qui a conduit deux alliés d’ATD Quart Monde à écrire un livre appelé De l’Exclusion à la réussite scolaire – Construire des relations réparatrices pour créer des écoles inclusives publié par Sense, 2016). Les auteurs, Dr Michal Razer et Dr Victor J. Friedman, ont passé trente années chacun, à enseigner, expérimenter et former les enseignants. Leur but est d’aider les enseignants pour que ceux-ci puissent accompagner tous leurs élèves et leur permettre d’atteindre leur potentiel.

La Déclaration mondiale de l’UNESCO sur l’Éducation pour Tous (1990) exige que la méthode d’approche de l’enseignement soit adaptée à la diversité des populations. Razer et Friedman croient qu’une classe peut faire d’importants progrès et réussir seulement si chacun est inclus et qu’aucun n’est laissé pour compte, quels que soient ses difficultés ou son comportement. Leur thèse est que pour atteindre cet objectif, les enseignants doivent adapter leurs techniques et leurs outils pédagogiques.

Leur décennies d’expérimentation ont permis d’identifier un cycle d’exclusion et d’aliénation. Un enfant qui subit une série de rejets aura tendance à repousser une aide potentielle par mécanisme d’auto-défense pour éviter une nouvelle déception ; la conséquence est un sentiment d’échec et de frustration pour l’enfant et pour l’enseignant. Pour briser ce cycle, il est nécessaire d’établir une collaboration entre l’enseignant, l’enfant, les parents et le directeur de l’école, chacun ayant un rôle à jouer dans la construction de « relations réparatrices ».

A travers leur travail avec les enseignants, les élèves et les parents, les auteurs ont développé avec succès des stratégies pour surmonter les obstacles que certains enfants affrontent en classe. Ils décrivent les compétences et méthodes spécifiques que les enseignants peuvent utiliser pour aller vers les élèves exclus.

Quatre principaux outils sont décrits dans le livre : le non-abandon, le recadrage, la conversation « connective » et la pose de limites catégoriques. Chacune de ces compétences est présentée en détail, y compris des études de cas, certaines réussies, et d’autres illustrant les risques d’échec. Les auteurs mettent ainsi en lumière des exemples précis et variés de l’utilisation de leurs outils. Le livre fournit également un guide étape par étape destiné aux enseignants qui veulent la réussite de tous leurs élèves, indépendamment de leur situation familiale ou sociale.

Le cycle d’échec auquel les enfants exclus font face a beaucoup de similarité avec le “piège de la pauvreté” décrit par les personnes vivant dans la pauvreté. Beaucoup disent se sentir exclus par les autres. Ils peuvent ressentir que leur voix ne compte pas et qu’ils n’ont rien à apporter à la société. De la même façon, les enfants exclus décrivent un sentiment de rejet et de souffrance d’être étiqueté comme « l’enfant à problème ». Ceci peut les piéger dans une boucle comportementale qui renforce cette étiquette et compromet leur chance d’apprendre et d’atteindre leur potentiel.

Sans entraînement spécifique, les enseignants se sentent souvent impuissants à affronter ce cycle. Pour résoudre ce problème, Razer et Friedman décrivent en détails comment s’éloigner d’un focus uniquement centré sur le transfert de connaissances et des compétences cognitives. Il peut être tout aussi important pour un enseignant de s’engager sur un plan émotionnel, utilisant des capacités d’écoute active pour construire « une relation réparatrice ». Les auteurs ont observé que l’utilisation de cette approche développée sur le terrain permet non seulement la réussite des élèves mais apporte aussi une grande satisfaction professionnelle aux professeurs qui l’utilisent.

Ce livre propose une méthode qui assure que personne ne sera laissé pour compte, pas seulement en théorie ou sur le plan politique, mais en pratique. Étant donné les similarités entre les buts d’une éducation inclusive décrite dans ce livre et la société inclusive que nous visons à atteindre dans notre lutte contre la pauvreté, il est à espérer que des professionnels travaillant avec des familles vivant dans la pauvreté étudieront ce livre, adopteront ses approches, et les appliqueront dans le cadre de leurs activités.

L’obscurité de l’indépendance

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Bagunda MUHINDO René,

Bukavu – République Démocratique du Congo

30 juin : anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo.
Lors de cette journée, je me trouvais en mission à Luhwindja, une chefferie située à environ 90 Kilomètres de la ville de Bukavu, dans l’est du pays.
A 15 heures 30, je regardais le match France-Argentine. Un jeune me paye une bouteille de Coca-Cola en disant « Cadeau ! aujourd’hui, c’est l’indépendance du pays. On doit boire et manger ».
A 20 heures je fais un tour dans le quartier. Derrière les maisons commerciales situées le long de la route, dans la pénombre, je remarque à peine une petite maison en terre battue. Elle est particulièrement obscure. Toutes les autres maisons voisines sont éclairées, la lumière passait par les fentes des fenêtres et des portes. Je m’approche et je toque à la porte. Quelqu’un ouvre, mais je ne vois personne dans l’obscurité. J’allume la torche de mon téléphone et je vois cinq enfants avec des habits déchirés, couverts de poussière. Ils avaient joué toute la journée et n’auraient personne pour les laver le soir. L’aîné d’environ 11 ans était devant moi. C’est lui qui avait timidement ouvert la porte.

« Bonsoir », ai-je lancé.
« Bonsoir », a-t-il répondu.
« Vous allez bien ? » Personne n’a répondu.
J’ajoute : « maman est là ?  »
« Non, elle est à Bukavu et revient le samedi 7 juillet » – réagi l’aîné.

Ils avaient faim. J’en connaissais bien les signes pour avoir moi-même ressenti la même chose quand, seul avec mes sœurs, à l’âge de 6 ans, nous attendions le retour de notre mère. Je demande alors aux enfants :

« Vous avez à mangé ? »
« Non », ont simultanément répondu quatre d’entre eux. L’aîné n’a pas réagi. Dans son impuissance, il se sentait responsable des autres. Ma sœur aînée agissait ainsi quand elle n’avait rien pour nous, alors que ma sœur cadette pleurait.

« Qu’est-ce que vous allez manger ? »
« On ne sait pas. »

Aussitôt je pars au restaurant où je mange quand je suis en mission. Je prends deux plats que l’aîné rapporte. Les cinq enfants se se régalent comme des prisonniers évadés après une semaine sans manger.
Je retourne au restaurant éprouvant beaucoup d’émotions. La dame du restaurant me demande ce qui n’allait pas et j’explique. Elle n’attend pas pour répondre : « Cet enfant sale avec qui tu étais ? Ces enfants sont des voleurs ». Je ne me laisse pas emporter par ses critiques. Je lui réponds que quel que soit ce qu’ils auraient fait, aucun enfant ne mérite de passer des nuits sans manger et que dans une telle circonstance, même un adulte ne peut résister devant une casserole chaude, si personne ne le voit. La dame acquiesce et ajoute : « C’est vrai ce que tu dis ».

Le lendemain matin, je pars voir les enfants avant d’aller à l’église. Ils étaient dehors, recroquevillés les uns sur les autres. Je sentais la fraicheur, alors que j’avais un pull. Eux ne portaient rien. Dans les montagnes des villages du Sud-Kivu, il fait frais la nuit et le matin, puis la journée est réchauffée par le soleil.

Et dans ma tête tournait la question de l’indépendance. L’Indépendance ! Je reconnais sa valeur dans l’histoire du pays, mais aujourd’hui c’est devenu plutôt un concept démagogique et fantaisiste. Plus on est pauvre moins on en est concerné.
Ce 30 juin des milliers de dollars ont été dépensés pour que les riches puissent boire et manger. Les politiciens ont profité de l’occasion pour parler de leurs plans pour les élections prévues en décembre. Mais derrière les murs des villes, au fin fond des villages, des milliers d’enfants ont passé la nuit sans manger ; sans savoir s’ils auraient leurs bulletins scolaires le 2 juillet à la proclamation, parce que leurs parents n’avaient pas payé les frais scolaires. Des milliers ont passé des jours loin de l’affection de leurs mères parties chercher de quoi les nourrir.
Puis-je être fier de notre Indépendance ? Non, je le serai lorsque chaque enfant de mon pays sera libéré de la faim, du froid, de l’ignorance. Député national ou ministre, je ferais en sorte que le 30 juin se passe autrement. J’inviterais ce jour-là tout Congolais à faire une œuvre de bonne citoyenneté pour que chaque enfant et chaque adulte retrouvent le sourire. Beaucoup naissent et meurent sans avoir été libres un jour de leur vie et personne dans leur entourage ne le sait.
La véritable Indépendance, c’est la justice au cœur, c’est la paix, une vie meilleure pour tous.

L’éducation pour sortir de la pauvreté

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Par Denise NVOMERA NTEGEZA

République Démocratique du Congo

Parmi les objectifs de développement durable celui de l’éducation souligne la gratuité de l’enseignement primaire ; chose qui n’est pas respectée en RDC et dans plusieurs pays d’Afrique.

Un séminaire organisé par le Mouvement international ATD Quart Monde s’est déroulé autour du thème « Tous peuvent apprendre si… » ; les trois points de suspension constituent un ensemble d’obstacles qui freinent, qui obstruent et qui empêchent que tous les enfants aient les mêmes chances, d’accès à l’enseignement.

Il y a des obstacles liés à l’état de pauvreté des familles, ceux liés à l’insécurité grandissante dans plusieurs pays, la situation de guerre, etc.

Nous devons réfléchir à changer le regard du reste de la société envers les plus pauvres ; nous devons penser à comment mettre les personnes vivant la grande pauvreté au centre de nos préoccupations.

Nous, parents, devons commencer dans nos propres familles à assurer l’éducation de base dans le but de préparer une bonne suite. Recommandations et suggestions devront constituer un moyen efficace de notre implication dans le processus de rechercher la paix et d’autres solutions durables. Non seulement interpeller les familles à plus de responsabilité, mais aussi le gouvernement qui est le garant des institutions : l’amener d’une manière ou d’une autre à appliquer la justice à tout les niveaux ; l’amener en particulier à veiller à ce que tous les enfants – y compris ceux qui vivent dans la pauvreté – puissent jouir de leur droit à un enseignement primaire gratuit et obligatoire afin que les écoles puissent être accessibles sans danger ni coûts indirects ou frais illégaux.

Étant des ambassadeurs de la paix, nous, parents, devons commencer dans nos propres familles à solidifier d’abord l’éducation que nous donnons à nos enfants car sans l’éducation de base c’est toute une vie qui se perd. Si nous réussissons cette éducation, les résultats seront visibles. Nous ne devons pas laisser toute la charge à l’État et nous devons savoir que l’État seul ne peut rien.

Actuellement, pour certains gouvernants, c’est comme si le peuple n’existait pas, c’est comme si les enfants n’avaient pas droit à la scolarité et à la protection. Il y aura une justice lorsqu’on tiendra compte de l’existence de l’autre et que le salaire de misère n’existera plus. Les 3, 4, 5 et 6 mois impayés ne permettront pas le bien-être des personnes.

Dans chaque société les classes sociales existent, mais nous devons montrer que les inégalités conduisent à des atrocités et que certaines personnes se trouvent très lésées, très diminuées par la pauvreté.

Avec le Mouvement ATD Quart Monde nous devons aboutir à l’élaboration d’un plaidoyer auprès des gouvernements afin qu’ils appliquent les principes d’égalité et d’équité ; ainsi, même les enfants issus des familles pauvres se retrouveront sur le banc de l’école et on aura préparé des pays responsables et viables.

Les enfants vivant la grande pauvreté abandonnent du jour au lendemain l’école ou ne la fréquentent pas du tout, pour entreprendre des activités génératrices de revenu, contribuer aux tâches de ménage. Pire encore, certains se retrouvent dans la rue voués à leur triste sort.
L’éducation est un outil essentiel qui permettra à l’enfant de développer petit à petit sa personnalité, ses capacités et ses talents.
Les études seront pour lui un ensemble de chances de participer d’une manière efficace à la vie sociale et d’échapper ainsi à la pauvreté, en devenant utile pour lui et pour la communauté entière.

Le fait de ne pas arriver au terme de l’enseignement primaire et secondaire présente des conséquences économiques qui dévastent et prolongent le cycle de la pauvreté.

Écoutons nos frères de Syrie : la petite Mouna, âgée de 8 ans, s’exprimait sur Radio France Internationale : « Nous avons des écoles cachées, les parents n’acceptent pas que les enfants aillent à l’école car beaucoup sont morts puisque les écoles sont bombardées ».

Une enseignante syrienne disait qu’elle et des collègues faisaient du bénévolat avec le souci de contribuer tant soit peu à l’éducation des enfants.
L’école c’est la vie, c’est l’avenir de nos enfants, c’est l’avenir de tout un peuple. Les enfants non scolarisés sont une bombe à retardement.
« Tous peuvent apprendre si… »

Je souhaite un monde sans enfants soldats

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Par Christian RHUGWASANYE

République Démocratique du Congo

Pour un enfant grandir dans la chaleur familiale et dans une société solidaire est un pas pour son développement.

Le monde souffre, des guerres, des conflits et surtout de l’extrême pauvreté. Les gens qui les endurent deviennent comme inexistants alors qu’ils ont pleinement le droit d’apparaitre comme tout Homme!

Tout humain a besoin d’une personne à ses côtés dans les meilleures et les pires situations de sa vie. Un enfant ressent encore plus ce besoin. Son corps, sa réflexion, son esprit et sa manière d’agir se développent selon son entourage, les personnes qui s’occupent de lui, les personnes qu’il voit ; ce qu’il subit et endure…..

Je suis choqué aujourd’hui de voir que des milliers d’enfants sont actuellement délaissés, drogués dans des rues de pays de cette terre. Certains sont victimes des conflits armés et politiques, coincés dans les forêts et envoyés au front sans consentement libre de leurs part ! Là leur avenir se noircit, ils sont transformés, détruits, tués.

Ces  enfants aussi ont besoin de l’école. Ils ont besoin d’être considérés et de jouir des mêmes droits que tout autre enfant. Ils ont besoin de l’affection et de la chaleur familiale. Au lieu d’une natte pour dormir dans la forêt ils ont besoin d’un matelas et d’une chambre.

Cela va plus loin que leurs propres besoins : il s’agit d’une exigence éthique fondamentale pour un monde juste, sans guerre, sans misère.

Je souhaite un monde sans enfants abandonnés, exclus, discriminés, traumatisés, enrôlés dans les groupes armés. Un monde sans enfants privés de solidarité, un monde avec du travail en commun, de l’amour et de la dignité dans la société.

Pour l’avenir, il est temps de faire que chaque enfant devienne un bon citoyen.