De la mine d’or à la mine de développement : plaider pour la justice éducative

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Dans la photo la coordinatrice d’APEF, MWAMIKAZI Espérance BAHARANYI et le Docteur Denis Mukwege

Bagunda MUHINDO René,

Bukavu – République Démocratique du Congo

L’éducation constitue la priorité du Gouvernement de la République Démocratique du Congo. Le taux de scolarisation a connu un accroissement de 9% en l’espace de deux ans. Ces chiffres du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la nouvelle citoyenneté avaient été donnés par une radio locale (Radio Okapi) à la clôture de l’année scolaire 2015-2016.

Cependant, des disparités ont été remarquées entre le milieu urbain et le milieu rural à différents niveaux. La précarité de certaines familles est la principale cause du faible taux de scolarisation des enfants à Luhwindja. Dans cette chefferie du Territoire de Mwenga à l’Est de la RD-Congo, certains enfants travaillent dans les mines d’or artisanales pour aider leurs familles. Avec l’appui de ses partenaires, l’Action pour la Promotion de l’Enfant et de la Femme (APEF) s’est engagée à les scolariser. La communauté n’a pas cru à ce projet au début : « Ces enfants perdus dans les mines ne peuvent pas réussir à l’école », disaient certains.

Pourtant la conviction de la Coordinatrice d’APEF, MWAMIKAZI Espérance BAHARANYI était forte :

« Tous les enfants n’ont pas les mêmes chances mais tous peuvent réussir s’ils ont les moyens. Faire de leur réussite une priorité de chaque action est un devoir pour chaque citoyen ».

Ce message a été le fil conducteur de l’action d’APEF pour la réussite éducative des enfants. Les moniteurs ont multiplié leurs efforts dans l’enseignement. Les assistants psychosociaux et tout le staff APEF ont renforcé les visites aux familles pour comprendre les réalités de vie et pouvoir mieux accompagner les enfants. Aux épreuves de fin d’études primaires pour l’année scolaire 2016-2017, tous les enfants présentés ont réussi (34/34, soit 100% de réussite).

Les résultats pour l’année scolaire 2017-2018 mettent en valeur le fruit des efforts construits ensemble :

  • Une élève âgée de 14 ans a obtenu la meilleure note à l’Institut Ushirika (Une école secondaire de Luhwindja),
  • Les 36 élèves du degré terminal présentés aux tests nationaux ont tous réussi. Une fille, l’élève a obtenu la meilleure note (86%) dans le territoire de Mwenga. Avec deux autres élèves de Kamituga ils ont représenté le territoire de Mwenga pour un concours organisé par la division provinciale de l’enseignement primaire à Bukavu. Ils ont été aussi reçus par les délégations du Gouvernement Provincial et de l’Unicef.

Ces succès montrent que même dans la misère, un enfant a un savoir. Il faut l’approcher et lui donner des moyens de faire éclater son savoir. Le Dr. Denis Mukwege, président de la Fondation Panzi soutenant APEF pour ce projet n’est pas resté indifférent à ces résultats. Il a réagi en juillet : « Voilà ce dont peuvent être capables nos enfants lorsqu’ils sont aimés et soutenus… Ces enfants qui, hier étaient perdus dans les fonds obscurs des mines d’or, de cassitérite ou de coltan, peuvent, demain, devenir une véritable mine d’or pour le développement de notre pays ».

Les efforts de tous (enfants, parents, APEF et la Fondation Panzi) ont provoqué le changement de regard de la société de Luhwindja envers ces enfants. Ils montrent que chaque enfant est une chance pour l’humanité.
Rien n’est plus beau qu’investir sa vie, sa passion pour les autres comme le souligne le Père Joseph Wrensiski, fondateur d’ATD Quart Monde dans « Paroles pour demain ». Ce prêtre confia à Claudine Faure : « C’est formidable, vous savez, de lutter contre toutes ces injustices qui sont faites ! Ça vaut la peine d’y donner une partie de soi et une partie de sa vie, et même sa vie pour certains. ». En relisant ces cris jaillis de tant et de tant de poitrines angoissées et de cœurs d’enfants malheureux, je plaide pour la justice ».

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Je me joins au Dr. Denis MUKWEGE, à MWAMIKAZI Espérance BAHARANYI et au Père Joseph Wresinski pour inviter et encourager ceux et celles qui ont les cœurs percés et révoltés par l’injustice de la misère privant les enfants de l’éducation scolaire, à lutter sans cesse pour que ça change.

Mandela disait : « l’espoir c’est ce qui reste quand tout semble perdu ». En nous armant de cet espoir, nous serons capables de porter ensemble les larmes de ces enfants découragés face aux moqueries de leurs amis et de la communauté. Nous serons capables d’encourager ces parents impuissants à nourrir leurs enfants, de partager le courage et la douleur de ces enfants même quand les moyens matériels et financiers seront absents.

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L’éducation pour sortir de la pauvreté

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photo Mme Denise RDC 2

Par Denise NVOMERA NTEGEZA

République Démocratique du Congo

Parmi les objectifs de développement durable celui de l’éducation souligne la gratuité de l’enseignement primaire ; chose qui n’est pas respectée en RDC et dans plusieurs pays d’Afrique.

Un séminaire organisé par le Mouvement international ATD Quart Monde s’est déroulé autour du thème « Tous peuvent apprendre si… » ; les trois points de suspension constituent un ensemble d’obstacles qui freinent, qui obstruent et qui empêchent que tous les enfants aient les mêmes chances, d’accès à l’enseignement.

Il y a des obstacles liés à l’état de pauvreté des familles, ceux liés à l’insécurité grandissante dans plusieurs pays, la situation de guerre, etc.

Nous devons réfléchir à changer le regard du reste de la société envers les plus pauvres ; nous devons penser à comment mettre les personnes vivant la grande pauvreté au centre de nos préoccupations.

Nous, parents, devons commencer dans nos propres familles à assurer l’éducation de base dans le but de préparer une bonne suite. Recommandations et suggestions devront constituer un moyen efficace de notre implication dans le processus de rechercher la paix et d’autres solutions durables. Non seulement interpeller les familles à plus de responsabilité, mais aussi le gouvernement qui est le garant des institutions : l’amener d’une manière ou d’une autre à appliquer la justice à tout les niveaux ; l’amener en particulier à veiller à ce que tous les enfants – y compris ceux qui vivent dans la pauvreté – puissent jouir de leur droit à un enseignement primaire gratuit et obligatoire afin que les écoles puissent être accessibles sans danger ni coûts indirects ou frais illégaux.

Étant des ambassadeurs de la paix, nous, parents, devons commencer dans nos propres familles à solidifier d’abord l’éducation que nous donnons à nos enfants car sans l’éducation de base c’est toute une vie qui se perd. Si nous réussissons cette éducation, les résultats seront visibles. Nous ne devons pas laisser toute la charge à l’État et nous devons savoir que l’État seul ne peut rien.

Actuellement, pour certains gouvernants, c’est comme si le peuple n’existait pas, c’est comme si les enfants n’avaient pas droit à la scolarité et à la protection. Il y aura une justice lorsqu’on tiendra compte de l’existence de l’autre et que le salaire de misère n’existera plus. Les 3, 4, 5 et 6 mois impayés ne permettront pas le bien-être des personnes.

Dans chaque société les classes sociales existent, mais nous devons montrer que les inégalités conduisent à des atrocités et que certaines personnes se trouvent très lésées, très diminuées par la pauvreté.

Avec le Mouvement ATD Quart Monde nous devons aboutir à l’élaboration d’un plaidoyer auprès des gouvernements afin qu’ils appliquent les principes d’égalité et d’équité ; ainsi, même les enfants issus des familles pauvres se retrouveront sur le banc de l’école et on aura préparé des pays responsables et viables.

Les enfants vivant la grande pauvreté abandonnent du jour au lendemain l’école ou ne la fréquentent pas du tout, pour entreprendre des activités génératrices de revenu, contribuer aux tâches de ménage. Pire encore, certains se retrouvent dans la rue voués à leur triste sort.
L’éducation est un outil essentiel qui permettra à l’enfant de développer petit à petit sa personnalité, ses capacités et ses talents.
Les études seront pour lui un ensemble de chances de participer d’une manière efficace à la vie sociale et d’échapper ainsi à la pauvreté, en devenant utile pour lui et pour la communauté entière.

Le fait de ne pas arriver au terme de l’enseignement primaire et secondaire présente des conséquences économiques qui dévastent et prolongent le cycle de la pauvreté.

Écoutons nos frères de Syrie : la petite Mouna, âgée de 8 ans, s’exprimait sur Radio France Internationale : « Nous avons des écoles cachées, les parents n’acceptent pas que les enfants aillent à l’école car beaucoup sont morts puisque les écoles sont bombardées ».

Une enseignante syrienne disait qu’elle et des collègues faisaient du bénévolat avec le souci de contribuer tant soit peu à l’éducation des enfants.
L’école c’est la vie, c’est l’avenir de nos enfants, c’est l’avenir de tout un peuple. Les enfants non scolarisés sont une bombe à retardement.
« Tous peuvent apprendre si… »

Aller vers l’oublié c’est construire une société d’intégration

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BAGUMA BYAMUNGU Gentil et BAGUNDA MUHINDO René

République Démocratique du Congo

APEF (Action pour la Promotion de l’Enfant et de la Femme) de Luhwindja est une organisation  œuvrant dans la chefferie de Luhwindja en territoire de Mwenga. Cette chefferie est située à 90 km de la ville de Bukavu qui est le chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Sa situation paradoxale est liée à celle de toute la partie Est de la République Démocratique du Congo. La chefferie regorge d’énormes quantités d’or pourtant plus de 80% de sa population vit sous le seuil de l’extrême pauvreté.

Depuis plusieurs années, cette population vivait de l’exploitation artisanale de l’or. Il y a cinq ans, une partie importante de cette exploitation a été confiée à une société multinationale. Ce qui a plongé l’entité dans une paupérisation et les conséquences  se font sentir aujourd’hui. On observe de grands écarts de niveaux de vie, entre les très pauvres et une minorité qui vit dans l’opulence. Les enfants des familles pauvres sont chassés de l’école parce que leurs parents ne sont pas en mesure de payer la prime (la quasi-totalité des charges de scolarité des enfants revient aux parents). Alors les parents se lancent dans l’économie informelle pour faire vivre leurs familles. Parfois ce qu’ils gagnent ne suffit pas à couvrir  les charges de leurs familles. Leurs enfants qui n’étudient plus, qui ne mangent pas à leur faim se voient obligés de travailler dans les mines artisanales  pour suppléer aux revenus de leurs familles. Ils sont utilisés comme une main d’œuvre moins chère. Dans ces mines  existent  prostitution, drogue, vols, viols auxquels les enfants et les jeunes (filles et garçons) sont souvent exposés.

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Depuis 2005, l’association APEF  a entrepris des activités pour mettre fin à cette situation.

Au niveau des jeunes elle a ouvert un Centre de Formation Professionnelle en métiers : mécanique, menuiserie, conduite-automobile, coupe et couture… ceux qui finissent la formation théorique (trois mois) et pratique (trois mois) sont réinsérés dans la communauté en démarrant une Activité Génératrice des Revenus qui leur permet de reprendre la vie.

Au niveau des enfants elle a commencé par un recrutement dans les carrés miniers suivi de leur orientation dans un centre de récupération scolaire qui a trois classes reparties selon l’âge. Dans l’avant-midi les enfants étudient et font des jeux divers. L’après-midi ils consacrent parfois une partie de leur temps à soutenir les activités agropastorales. Avec cela ils sont encouragés à aider leurs parents sans avoir à retourner dans les mines.

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En 2013, quinze enfants se sont présentés aux examens nationaux de fin d’études primaires et tous ont réussi. Cela a montré à la communauté locale que même ces enfants toujours couverts par la boue dans les mines sont dotés des capacités intellectuelles. C’est seulement qu’ils n’ont pas eu la chance d’aller à l’école avant.

La même année, 200 jeunes adolescents ont décidé de suivre des formations et retourner vivre dans leurs communautés. 112 enfants ont décidé de rejoindre l’école. Ils ont joué ensemble, ils ont mangé un plat à deux pour renforcer leur amitié et  leur esprit de solidarité. A la fin de chaque année lorsque les résultats scolaires sont proclamés, tous les enfants sont fiers de ce qu’ils ont accompli ensemble. Grâce à cette expérience forte de réussites des enfants et des jeunes l’APEF a réalisé que chacun peut relever la tête. Il est possible pour tous de reprendre la vie quand on a l’appui et l’acceptation des autres. Pour l’année 2018 l’APEF invite et encourage les autres organisations de la province à aller à la rencontre de ceux qui sont oubliés.

Rapprocher un oublié de la société c’est évoluer vers la construction d’une humanité d’intégration.

 

 

Rentrée des colères

RentreeDesColeres

photo web blog.ac-versailles.fr

Jeanne-Véronique Atsam,

Cameroun

Il y a de cela quelques jours, je prenais des nouvelles d’une personne qui a la vie très dure à cause du manque de travail et qui vit non loin de chez moi.

Nous nous sommes croisées dans la rue qui donne au marché près de chez nous et nous avons commencé à discuter un peu. Nous parlions de la rentrée scolaire car je lui ai posé la question de savoir comment ça se passait pour elle et ses enfants. C’est alors qu’elle m’a répondu : « Tu sais pour nous autres, cette période n’est pas la rentrée scolaire mais la rentrée des colères. La colère des parents qui ne savent pas par où commencer pour trouver l’argent qu’il faut pour que les enfants aillent à l’école, la colère des enfants qui voient le jour de la rentrée scolaire approcher mais qui ne voient pas les parents leur ramener sacs, cahiers, tenues de classe, ni leur dire dans quelle école ils iront. C’est comme ça chaque année. Ce n’est pas facile. Pendant que d’autres attendent avec joie cette période, nous, nous prions pour qu’elle n’arrive pas vite, en espérant qu’entre temps nous pourrons trouver un peu d’argent car ce n’est pas facile de voir ses enfants à la maison… Leur regard te pose des questions. La tension monte à la maison. C’est difficile. »

J’ai eu beaucoup de mal à trouver les mots justes pour lui répondre et dire quelque chose qui a du sens. Dans des moments pareils, on pense à beaucoup de choses en même temps. A donner un mot d’encouragement, à mettre la main dans la poche pour soutenir financièrement, on se demande si on peut et doit le faire, on se demande, on se demande. Pendant que je cherchais encore ainsi mes mots et la meilleure manière de réagir face à cette détresse qui me ramenait à la dure réalité de beaucoup de familles dans le monde en cette période de rentrée scolaire, Madame X m’a sortie de ma torpeur en me disant : « Tu sais, cette année ce sera encore plus dur, car il semble que les retardataires ne pourront plus avoir de place. Il semble qu’il y a un décret qui dit qu’il n’y aura pas plus de 60 enfants par classe cette année. Forcément, les places disponibles sont pour les 60 enfants dont les parents auront trouvé l’argent en premier. Et ce ne sont pas des personnes comme moi qui pourront y arriver. Nous on ne sait plus où donner de la tête. »

En attendant cela, j’ai soudainement pensé que la solution n’est pas de lui donner un billet car le problème est plus général et plus profond. Les enfants les plus pauvres risquent bien de ne pas pouvoir aller à l’école avec des mesures comme celle-là car en effet, ils accusent toujours du retard dans le démarrage de l’année scolaire, leurs parents peinant très souvent pour trouver à temps les moyens de les inscrire et de pourvoir au matériel scolaire. Parfois, on a vraiment l’impression que les choses sont faites pour enfoncer davantage les personnes les plus pauvres, sans chercher à voir quel impact certaines décisions auront sur leur situation. Comment atteindre dans ces cas-là l’éducation pour tous si bien annoncée ?

Madame X m’a dit : « Tout est fait pour qu’on ne s’en sorte pas. Tout est contre nous. Après on dira que nous négligeons nos enfants. Comment on va faire pour s’en sortir ? L’école c’est vraiment pour les enfants des riches. Ce n’est pas pour nous et pour nos enfants. »

Un monde riche de tout son monde, un monde en paix, c’est aussi un monde où tout est fait pour que la chance d’aller à l’école soit donnée à tous les enfants.

Des enfants se mobilisent… pour la réussite de tous les enfants à l’école

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Pascal Percq

France

Depuis six ans, chaque année, dans le quartier populaire de Fives, Lille (Nord de la France), les enfants des écoles, des centres sociaux et des associations du quartier se mobilisent pour célébrer à leur façon la Convention internationale des droits de l’enfant.

Et chaque année ensemble, avec l’équipe d’ATD Quart Monde (promotion familiale sociale et culturelle) ils organisent et participent à une fête en déclinant un élément de ces droits essentiels. Cette année ils ont voulu, avec les parents et les enseignants du quartier, affirmer leur volonté d’agir « pour la réussite à l‘école de tous les enfants ».

Durant deux jours, les 29 et 30 janvier 2016, plusieurs centaines d’enfants se sont retrouvés dans la salle municipale de Fives – dix classes le samedi matin – pour participer à l’un ou l’autre d’une dizaine d’ateliers proposés par d’autres écoliers ou par des parents ou encore, par des enseignants.

Rebecca, collégienne, 13 ans, membre du Conseil municipal d’enfants de la ville, proposa et anima un atelier-philo pour débattre sur ce que signifie à leurs yeux le mot « réussite », sur les pratiques en classe, les rapports entre les uns et les autres ou entre élèves et enseignants : « on ne peut pas apprendre si on n’a pas d’ami… ».

Un autre atelier était proposé par des parents du groupe ATD de Fives. Sur des panneaux interpellant les participants on pouvait y lire : « peut-on dire d’un enfant qui fait des colères en maternelle qu’il deviendra délinquant ? » Ou encore : « des enseignants disent parfois que les parents trouvent des excuses à leurs enfants : d’accord ou pas d’accord ? » Également : « En cas de mauvaises notes, est ce une bonne idée de priver son enfant de ses activités extra-scolaires ? ». Autant de questions que portent quotidiennement Coralie et Joanne, deux mamans qui animaient cet atelier. Que l’on soit parent, enfant, enseignant : chacun pouvait apporter sa réponse avec un post-it. Parmi ceux-ci, quelques réponses : « punir ? ça fait du bien au parent qui punit mais c’est tout », « priver un enfant d’activités c’est le priver de s’épanouir, de penser et de grandir », « on cherche avec les maîtresses des solutions mais on ne punit pas », « il faut prendre du recul et être juste dans l’intérêt de l’enfant ».

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En travers de la grande salle des fêtes de Fives, d’immenses lettres cartonnées « École, familles, quartier : pour la réussite de tous » étaient constellées de petits messages rédigés et collés par les participants présents, constituant ensemble, collectivement, un message de conviction et d’espoir.

« Cette année nous avons voulu mettre en évidence toutes les actions qui cheminent en ce sens, ici et là dans le quartier, et qui contribuent dès à présent à la réussite de tous les enfants » indique Julien, membre de l’équipe ATDQM.

Un défi qui, à Fives, se veut réalité.