Il faut du courage pour être réfugié

Jeanne-Véronique Atsam Monengomo

Voici maintenant plusieurs années que violences et violations des droits de l’Homme ont fait leur lit en République Centrafricaine. Malgré les appels à la paix lancés dans ce pays ou venant de l’extérieur, rien n’y fait. La situation sécuritaire se dégrade et entraîne un exode massif d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient vers le Cameroun et le Tchad principalement, pour échapper à la violence et à la mort.

Dans leur fuite, les gens essayent de partir le plus léger possible car les chemins par lesquels il faut passer pour atteindre les pays d’asile sont chargés d’embûches et de mauvaises surprises : des enlèvements, des meurtres, des pillages, des viols, et aussi, plusieurs semaines de marche à pied, sous le soleil et la pluie, des nuits sans abri, des jours sans pain, sans eau.

Du courage, il en faut pour être réfugié. Car être réfugié, c’est très souvent partir soudainement, tout laisser pour sauver sa vie, aller vers l’inconnu pour tout recommencer, voir sa famille se déchirer ou simplement être disséminée, faire face à des situations difficiles à gérer quand devant la peur de la violence et de la mort, un parent peut avoir la volonté mais pas les moyens de sauver tous ses enfants.

C’est l’histoire de ce père de trois enfants dont l’un est handicapé et les deux autres valides et qui, surpris par des assaillants ayant envahi le village dans lequel il vivait en RCA, n’a pas eu le temps de prendre avec lui dans sa fuite son fils handicapé des jambes. Les deux autres l’ayant suivi parce qu’ils pouvaient courir à travers champs, se sont retrouvés avec leur père au Cameroun avec, dans le cœur, la douleur de n’avoir pas su sauver leur frère et fils, en se demandant ce qui lui était arrivé, ce qu’il était devenu.

La forte mobilisation nationale et internationale aidant, l’enfant handicapé a été retrouvé sain et sauf et grâce aux informations qu’il a pu donner, sa famille a été localisée au Cameroun où il a été conduit il y a 5 mois. Mais les retrouvailles étaient difficiles, la culpabilité du père et des frères étant grande devant ce qui était arrivé. Il fallait trouver du courage pour se regarder dans les yeux, pour se parler, pour s’embrasser. Être réfugié, c’est aussi parfois avoir le courage, la force de pardonner et de se pardonner.

Les pauvres ne voteraient pas ou mal ? Faux !

Au lendemain de ce calamiteux scrutin des élections Européennes 2014, voilà revenu le temps des analyses des votes ciblant à nouveau ceux qui n’ont guère la parole : les personnes pauvres. Les commentaires sont accablants. Ce serait : « dans les secteurs les plus défavorisés où se concentrent chômage, précarité, immigration, pauvreté que les partis d’extrême droite font leur meilleur score… » (dixit les médias). Non seulement les pauvres voteraient peu… mais ils voteraient mal.

Qu’ils votent peu n’est sans doute pas inexact. Quand on est dans la survie… la vie électorale peut sembler être un objet lointain. Pour certains, c’est aussi un problème pratique. Comment être inscrit sur une liste électorale si on n’a pas d’adresse ? Comment être informé si on n’a pas d’emploi ? Une maman confiait : « pourquoi irai-je voter alors qu’on a placé mes enfants et qu’on me juge incapable des les éduquer ? » Ajoutons un autre critère qui est loin d’être réglé en France : si je suis étranger je n’ai pas le droit de vote.

Ces exemples confirment une règle, celle de l’indivisibilité des droits de l’homme : si on n’a pas de logement, pas d’emploi, il est bien difficile d’exercer son droit de citoyen. L’Europe sur ce point là aussi a encore du chemin à parcourir.

Voter pour les « extrêmes » serait un vote de « désespérance ». C’est un point de vue formulé par des politologues.

Dans la réalité, selon des questionnaires ciblés, ce ne serait pas tout à fait exact.

Ceux qui votent le plus aux extrêmes seraient ceux qui auraient un bien… à protéger. Et donc voteraient par peur de le perdre.

Quand on n’a rien : on n’a pas ce type d’angoisse ! Le vrai problème de la participation des personnes très pauvres au vote est à la fois technique et civique, arbitraire.

Technique : un père de famille habitant dans un camping aux Pays Bas confiait récemment, quand on est expulsé on n’a plus d’adresse. On n’a plus de droit de vote. On est étranger dans son propre pays.

Civique : quand on n’est pas informé on ne peut s’exprimer. Nombre de personnes qui vivent hors du temps, qui n’ont pas de chez eux ne sont pas « civiquement » associés à la marche d’un pays. La pauvreté vous exclut de la démocratie. Mais il faut lors s’interroger –avec Geneviève De Gaulle Anthonioz – : qu’est ce qu’une démocratie qui ignore les plus faible, les plus fragiles, les plus pauvres ?

L’arbitraire ? C’est de refuser le droit de vote à un habitant d’un pays qui n’en a pas la nationalité même s’il y vit depuis trente ans. L’arbitraire, c’est aussi en définitive un comportement institutionnel qui ignore et exclut une partie des ressortissants de ce pays de ses scrutins pour raisons économiques ou sociales. C’est là en réalité un vrai scrutin « censitaire » qui ne dit pas son nom.

 

Pascal Percq – France

 

Liens : http://www.atd-quartmonde.fr/les-tres-pauvres-votent-front-national-faux/

Guatemala : jurisprudence et Droits de l’Homme

C’est l’histoire de cinq enfants (qui seront nommés par l’initiale de leurs noms). Ce pourrait être l’histoire de n’importe quel petit garçon ou petite fille de n’importe quel village de Camotán (département de Chiquimula au Guatemala), où les données de la malnutrition gonflent les statistiques nationales et les statistiques de mortalité infantile. La « différence » de l’histoire consiste en ce que ces noms apparaissent dans quatre processus judiciaires, les premiers de ce type au Guatemala, où une plainte contre l’État a été déposée pour violation des droits économiques, sociaux et culturels (DESC). Une autre différence est, qu’en plus, les jugements ont été gagnés !

A la mi-novembre 2011, le programme « Guatemala sin hambre » (Guatemala sans la faim), qui réunit 14 organisations sociales et non gouvernementales du pays, a appuyé cinq cas juridiques pour violation du droit d’alimentation, droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à un niveau adéquat de vie et d’hébergement. L’État a été accusé d’être le responsable par omission du fait que cinq mineurs – trois petites filles et deux garçons-, de quatre familles de Camotán, souffraient d’une malnutrition sévère.

« C’était un processus inédit que nous avons documenté de telle manière que nous espérions obtenir un résultat également inédit », rapporte Omar Jerónimo, de la « Coordinadora Central Campesina Chortí Nuevo Día » (Coordination Centrale rurale Chortí Nouveau Jour), chargé d’identifier les faits portés aux jugements. « À un niveau juridique, nous cherchions à établir une jurisprudence en matière de judiciarisation des droits économiques, sociaux et culturels (DESC); à un niveau politique, influer sur les politiques sociales existantes et obtenir que cessent les programmes « assistancialistes » sans vision des Droits de l’Homme », précise Magaly Cano, coordinatrice du programme « Guatemala sans la faim ».

L’important consiste en ce que les décisions judiciaires aient été plus loin dans l’engagement de la responsabilité de l’Etat que les traditionnelles recommandations de « respect de ses engagements » : des mesures spécifiques ont été établies pour chaque cas, en incluant la création de nouveaux protocoles d’attention à ces droits, et l’ordre a été donné au Ministère Public d’être le garant de leur accomplissement, avec la possibilité d’engager des actions pénales contre les fonctionnaires qui ne les mettraient pas en œuvre… Pour Magaly Cano, cela est  quelque chose d’inédit à tous niveaux.

Le principal problème était de démontrer que l’État était le vrai responsable et non les parents de ces familles. Les initiateurs de la plainte voulaient expliquer que les conditions sociales et économiques, qui entrainent une violation des droits de ces mineurs, se sont répétées d’une génération à l’autre chez ces familles, ainsi que comme dans tant d’autres des zones où ils vivent. « Les exemples sont les plus grands frères de M., qui sont de petite taille ; les exemples sont les frères et sœurs de D.M. et de M.L. qui ont une anémie et souffrent de malnutrition », dit Magaly Cano.

Le précédent juridique s’est établi dès que le juge Elvyn René Gutiérrez Romero a déclaré que, par omission, l’État était responsable de violer le droit à l’alimentation des demandeurs. Selon les résolutions, tant au niveau des lois nationales, que des conventions et traités internationaux, l’État se voit obligé de garantir aux mineurs une alimentation adéquate, en précisant toutefois cela dans le cas où « les parents n’ont pas la capacité ou la possibilité de leur offrir », et d’assurer que les mineurs « aient un développement intégral pour leur avenir », ainsi que l’accès à la santé et un logement digne où « ils peuvent vivre dans des conditions humaines favorables ».

Associé à cette décision juridique, un précédent s’est établi à un niveau politique. « À la fin, les résolutions déterminent que l’État guatémaltèque ne peut pas se vanter d’avoir une politique effective de combat contre la malnutrition quand ses programmes se concentrent sur des mesures « assistancialistes » et n’ayant pas comme base les droits de l’homme, les droits économiques, sociaux et culturels », rapporte Omar Jerónimo.

Cela était le point principal des plaintes : partir de la violation du  droit à l’alimentation de ces petits garçons et filles afin de réussir à changer les conditions générales de vie de toutes leurs familles, dans un premier temps, et ensuite celles des communautés dans lesquelles ils vivent. « Parce que si non, nous ne changeons rien … absolument  rien. Croyez-vous qu’en donnant une aide alimentaire à D.M. et L.M., nous changeons leur avenir ? Combien de temps leur durera-t-il un sac d’aliments ? Qu’est-ce qui passe quand l’État ne pourvoira plus à cette aide? Ces questions sont celles auxquelles il faut répondre », dit Magaly Cano: « Et ce sont les questions qu’aucun gouvernement ne s’est posées, ni celui-ci ni les antérieurs. »

Avoir des politiques sociales avec une vision des droits de l’homme garantirait de changer les conditions de vie de la population pour assurer que ses droits ne soient pas violés. « Nous devons chercher des mesures intégrales et non partielles. Par exemple, le droit à l’alimentation est lié à d’autres droits, comme l’accès à une eau potable, au fait d’avoir des terres appropriées à une culture, en plus d’une assistance technique pour faire la récolte d’une meilleure manière », soutient Magaly Cano. « Soit on travaille dans tous les domaines à la fois ou alors la violation des droits des gens continuera d’exister. »

Romain Fossey – Guatemala

Savoir oser

« Je suis né et j’ai passé mon enfance et mon adolescence dans un quartier très pauvre. J’étais entouré de personnes qui ont cessé d’espérer et de croire que la vie peut un jour être meilleure pour eux. J’ai très tôt compris la différence entre un droit et ce qu’on peut avoir. J’ai aussi tant de fois entendu des gens me dire : « ça ce n’est pas pour toi », « là tu ne peux pas, tu ne vas pas y arriver ». Et si je n’avais pas osé, je ne serais jamais devenu celui que je suis aujourd’hui. Alors je suis venu vous dire que vous n’avez pas tort d’espérer. Par contre, vous auriez tort de ne pas oser. Saisissez la chance qui vous est donnée dans cette maison d’accueil et osez aller plus loin que les limites que cette société fragmentée et hiérarchisée tentera de vous imposer. Des regards, des gestes et même des voix vous diront : « tu n’es pas à ta place ici, tu ne vas pas y arriver ». Mais si vous osez tenir bon et croire, quand vous sentez au fond de vous que c’est possible, un jour vous verrez que vous avez eu raison d’oser ».

 Ces paroles sont celles d’un artiste dont je vais taire le nom. Je l’ai rencontré dans l’orphelinat dans lequel je travaille au Cameroun. Il a entendu parler de cette maison qui essaye de redonner de l’espoir aux enfants qui l’ont perdu un moment dans la vie, et il a tenu à venir nous encourager et à dire un mot aux enfants.

Je pense comme lui qu’il est important de savoir oser. Et je réalise mieux que tant de choses qui paraissaient impossibles se sont avérées possibles, parce qu’il y a eu des hommes et des femmes qui ont osé. Je pense à Martin Luther KING, à Nelson Mandela, à Mère Theresa, au Père Joseph Wresinski et à toutes les personnes qui luttent chaque jour pour dire «  NON, ce n’est pas une fatalité, le changement est possible, une vie meilleure est possible ».

Dans le monde d’aujourd’hui où les idées reçues que nous avons les uns sur les autres et l’absence de dialogue sont à l’origine de tant de dégâts et de souffrance, nous avons grand besoin de savoir oser, oser aller à la rencontre de l’autre pour le découvrir et nous découvrir nous même, pour apprendre à le connaitre et voir tomber nos peurs, pour pouvoir le comprendre dans sa singularité et apprendre à l’aimer.

Il y a tant de choses à changer et tant de combats à mener pour que la vie soit meilleure pour tous. L’envie ne suffit pas pour y parvenir. Il faut savoir oser.

Jeanne Véronique Atsam – Cameroun

Pour Stéphane Hessel : s’indigner, c’est aimer !

Stéphane Hessel aux portes du paradis

Une silhouette longue, élégante, un sourire large et cette voix, exceptionnelle, forte, étonnante chez un nonagénaire. Stéphane Hessel est décédé à 95 ans ce 27 février.

On l’approchait avec simplicité, directement, sans intermédiaire.  Et au bout du fil, il vous écoutait attentivement, disponible dès que l’on s’exprimait au nom d’une cause ou d’un mouvement comme ATD Quart Monde dont il était un des amis fidèles.

Cette silhouette était fréquemment présente au rendez vous du parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro le 17 octobre. Anonyme dans la foule ou bien parlant haut comme en 2009 avec les enfants des groupes Tapori pour célébrer les 20 ans de la Convention internationale des Droits de l’Enfant qu’il considérait comme « la petite sœur » de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (dont il fut un des rédacteurs en 1948). Présent aussi à La Villette à Paris, en 2011, à la soirée des « Insoumis » du Forum contre la misère.

Quand on interrogeait Stéphane Hessel sur ce qu’il gardait de ses 20 ans, invariablement il répondait : « j’ai gardé l’amour de l’amour, la belle leçon du bonheur communicatif que m’a donnée ma mère ».

C’est parce qu’il aimait aimer qu’il a fait du refus de l’inacceptable un vrai défi à relever pour chacun. « Rien n’est plus terrible que l’indifférence et plus encore que l’indifférence, la résignation » disait-il.

Ce champion des Droits de l’homme, l’ami des très pauvres et des opprimés était d’abord un combattant, un résistant. « Résister c’est créer, créer c’est résister » avait-il lancé.

Il est de ceux qui ont traversé le siècle d’abord en disant « non » puis en s’engageant contre les nazis. Et puis pour les Droits de l’Homme, le respect de la dignité au Sud comme au Nord, en faveur de la cause des plus faibles, des très pauvres.

Et 60 ans plus tard, aux jeunes qui l’écoutent, il redit avec force  « Indignez vous » ce qui lui vaut un succès médiatique et éditorial inattendu.

Mais ce qu’on a moins entendu c’est ce qu’il disait ensuite : « Engagez vous ». « La faculté d’indignation et l’engagement sont deux composantes indispensables » disait-il.

S’engager oui mais pour quoi ? Pour les hésitants, Stéphane Hessel identifiait deux grands défis : le premier c’est « l’immense écart qui existe entre les très pauvres et les très riches qui ne cesse de s’accroitre. Ce seul constat doit susciter un engagement ». Et le second était « les droits de l’homme et l’état de la planète ». Il ajoutait : « Regardez autour de vous, les sujets d’indignation ne manquent pas. Et vous trouverez vite des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte ! »

A 95 ans, Stéphane Hessel nous a donné une ultime leçon avant de s’endormir : l’engagement est une relation d’amour. S’engager, c’est aimer.

Pascal Percq (France)

Le progrès technologique, sans partage ni progrès moral, ne fait pas reculer la misère !

Notre société est en crise. Cette crise n’est pas seulement économique, elle a surtout envahi l’espace mental des êtres humains. Dans cette crise profonde où la misère des peuples se fait de plus en plus intense, et la quête de la dignité humaine plus que d’actualité, une réflexion sur les valeurs sensées structurer nos êtres et nos agirs prend tout son sens.

Au contact d’autres étudiants en « Droits de l’Homme », je réalise encore plus fort combien l’invocation de la « dignité humaine » peut rester un vain mot, là où les droits humains, en tant que système de protection des êtres humains contre toutes les formes de violence[1], ne sont pas respectés.

La dignité humaine s’enracine dans la capacité des humains à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires ; elle ne peut en être dissociée. Le « progrès » au sens large du terme, sensé accroitre cette capacité des Hommes à trouver les choses nécessaires à leur existence, n’a pas vraiment réussi sa mission en ce sens qu’il apparait aujourd’hui, à bien des égards, comme cette médecine qui fait certes de grands « bonds en avant » mais laisse beaucoup de malades agonisant dans leurs lits. Et quand parfois, grâce au progrès, on arrive à produire suffisamment pour tout le monde, c’est un autre facteur qui vient maintenir une bonne partie des humains dans une misère criarde : le mauvais partage. Dans nos pays sous développés, cette pratique est à l’origine de la misère des peuples. Saint Ambroise disait : «Le pain que tu gardes appartient à ceux qui ont faim, les vêtements que tu caches appartiennent à ceux qui sont nus et l’argent que tu enfouis est le rachat et la délivrance des malheureux. ». Ainsi, on peut considérer que les biens que certains possèdent en surabondance à cause du mauvais partage, « appartiennent » aux pauvres.

L’homme moderne a une conscience très aiguë de ses droits : son droit à la vie, son droit au logement, à un travail, au bonheur…, et il se bat pour ces droits.  Mais comme disait Emmanuel Levinas, et avec lui nous voulons dire : les droits de l’Homme ce ne sont pas NOS droits, mais plutôt les droits des autres dont nous sommes responsables car, nous n’existons que parce que les autres nous « donnent » d’exister ! Nous le disons parce que nous pensons que si chacun se sent un peu responsable des autres, il y aura moins d’injustice, un meilleur partage, et moins de misère.

L’histoire est une série de changements vers le mieux, une suite de révolutions pour améliorer cadres et conditions de vie. Comme il progresse dans le domaine de l’art, de la science et de la connaissance, il est nécessaire que l’homme progresse dans le domaine éthique, vers plus de justice et d’équité. Ces acquis moraux sont aussi nécessaires que les acquis techniques et matériels, pour vaincre la misère aujourd’hui.

Jeanne-Véronique ATSAM (Cameroun)


[1] La misère étant entendue ici comme une forme de violence faite aux humains