Il y a une plaie au cœur du monde. Comment la guérir ?

Les actes de violence sont propagés dans tant de pays dans le monde en ce moment !  La vue de cette barbarie, de cette brutalité et de cette inhumanité n’est pas seulement effrayante. Elle cause aussi une douleur profonde et suscite des questions sur l’état du monde.

Comment expliquer ce qui se passe actuellement en République Centrafricaine et au Soudan du Sud ? Comment en est-on arrivé au point où des communautés qui vivaient encore il y a seulement quelques mois dans la paix se regardent aujourd’hui en frères ennemis et se déchirent au point de vouloir chacun voir l’autre disparaitre. Comment ? Pourquoi ?

Comment expliquer l’orientation inter-communautaire de ces conflits à l’origine politique ? Quand je regarde ou écoute au travers des médias ce qui se passe actuellement dans ces deux pays d’Afrique, je me demande pourquoi l’être humain peut avoir une mémoire aussi courte. Je pense au Rwanda de 1994 – à cette blessure qui a tant marquée les esprits et qui saigne toujours au cœur des peuples – je me dis, cela n’a-t-il pas suffi à donner une leçon d’intelligence aux hommes ?

Quand je vois comment les communautés religieuses en Centrafrique et les tribus au Soudan du Sud se déchirent et s’affrontent jusqu’au sang, je pense à la peine et au désarroi des personnes qui appartiennent de par leur origines ou à la faveur des alliances qui se tissent entre communautés au travers du mariage, à la fois à l’un et l’autre des « camps ennemis ». Comme on dit chez nous, où vont-ils se placer ?

Comment et pourquoi l’être humain peut-il se laisser emporter ainsi par la haine et l’animosité au point de nier l’humanité qui est en lui et dans ses semblables ? Que gagne-t-on à propager autant de haine et de douleur ? Il y a quelques jours, un ressortissant du Sud Soudan interrogé par les médias disait à quel point il est épuisé car depuis qu’il est né, il vit perpétuellement dans un environnement saturé par la violence. D’abord avant et maintenant après l’indépendance du Soudan du Sud. Y aura-t-il pour lui et pour tous les autres un jour un peu de paix ?

Aujourd’hui je veux crier « Amour au cœur du monde » pour ce que cesse toute cette violence. Mais ma voix résonne-t-elle assez pour être entendue ? Les voix de toutes les personnes qui crient « Amour et paix au cœur du monde » répandront-elles un jour un écho suffisamment fort pour que guérisse cette plaie saignante au cœur de notre monde et qui se manifeste par la violence et la haine ?

Jeanne Véronique ATSAM  MONENGOMO  – CAMEROUN

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s