L’Homme et le robot, la société de demain ?

Il y a des jours où la vie vous semble belle. « Le ciel est bleu, la mer est verte, laisse la fenêtre ouverte… » dit la chanson. Et vlan ! l’actualité vous rattrape et pas qu’un peu…Où allons-nous ? Quel est ce monde que nous pourrions bâtir, si nous ne réagissons pas à temps ?

Trois articles parus dans La Presse ( journal francophone du Québec ), le 27 mai dernier donnent à réfléchir.

Le premier parle d’une entreprise de Boston ( USA ), Sociometrics Solutions : Fondée par des professeurs du célèbre Media Lab du MIT, Sociometric fait porter aux employés des capteurs qui mesurent leurs déplacements au sein des locaux de l’entreprise et qui enregistrent s’ils parlent calmement, avec une voix forte ou de manière animée avec plusieurs personnes lors d’une conversation à bâtons rompus.

 « J’ai poussé la formule pour déterminer les petits ajustements dans les aménagements et les horaires du travail qui permettent d’augmenter de façon notable la productivité», explique Ben Waber, cofondateur de Sociometrics.

Un deuxième article explique pourquoi une entreprise n’a plus qu’une seule distributrice à café en son sein : L’entreprise pharmaceutique Cubist, du Massachusetts, a fait porter des capteurs à 30 employés du secteur des ventes et marketing pendant quatre semaines. Les employés ayant le plus d’interactions avec leurs collègues se sont également révélés être les plus productifs. Cubist a rénové sa cafétéria et a éliminé toutes les machines distributrices de café et d’eau du département, sauf une, pour obliger les employés qui s’y rendaient à y rencontrer leurs collègues…..

Et de continuer sur une autre entreprise : Après avoir demandé à 90 employés de porter des capteurs de positionnement pendant quelques semaines, Bank of America s’est rendu compte que les employés les plus productifs prenaient leurs pauses en groupe et interagissaient souvent avec leurs collègues. L’horaire des pauses a été revu pour éliminer les pauses en solo, et la productivité a grimpé de 10%.

Et enfin, un troisième article et non le moindre, intitulé : « avoir son job dans la peau » : « Pendant que le tatoueur pique à l’encre noire son avant-bras gauche, Eric Rivera explique pourquoi il a décidé d’ajouter à sa collection de tatouages le logo de son nouvel employeur, Rapid Realty, une société immobilière basée à New York…. c’est aussi une façon d’obtenir une augmentation de salaire d’au moins 15%….. Pour les nouveaux employés, le tatouage vaut plus qu’une augmentation de salaire de 15%. Il fait passer automatiquement et de façon permanente la commission que ceux-ci touchent sur chaque transaction de 25 à 40%. »

« J’étais sur le point de signer ma première transaction quand j’ai entendu parler du tatouage », raconte Stéphanie Barry, une ancienne chef cuisinière de 39 ans. «J’ai demandé à mon client d’attendre une journée, le temps de me faire tatouer. Ma commission est ainsi passée de 500 à 800$.»….

Oui, ces exemples viennent des USA mais peu importe. Penser que des êtres humains, d’où qu’ils viennent, puissent ainsi envisager l’avenir des autres, comme un monde de robots  où l’humain serait au service de la productivité et de l’économie fait froid dans le dos. Quel projet de société mettre en place pour que l’humain, tout être humain soit le cœur, le poumon du monde ?

Bernadette Lang – Montréal – (Canada)

 

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