« Le Savoir est un bien universel, tout le monde sait »

Dans la ville de Bukavu en République démocratique du Congo, l’accès à l’éducation scolaire n’est pas certain. Par ricochet, nombreux sont les enfants qui ne vont pas à l’école ; surtout à Cibandihwe, une colline à quelques kilomètres de Burhiba (Quartier périphérique de la ville Bukavu) où depuis à peu près deux ans, les animateurs d’une association nommée Tapori, ont entrepris une activité de la bibliothèque de rue. Ce nom Tapori désigne un courant d’amitié entre les enfants de tous milieux à travers le monde qui s’engagent, mènent des projets là où ils sont pour que tous les enfants aient les mêmes chances. Quant à la bibliothèque de rue, elle consiste à introduire le livre, l’art et d’autres outils (informatiques ou autres) d’accès au savoir auprès des enfants de milieux défavorisés et de leurs familles.

Soutenus par les animateurs dans leurs projets, ces enfants de Cibandihwe et leurs familles nous font réfléchir quand respectivement ils disent :
« Je ne vais pas à l’école mais je ne suis pas inutile parce que mes amis savent lire et écrire. A travers cette activité de la bibliothèque de rue je trouve des amis et ensemble nous lisons les livres, nous dessinons, nous fabriquons des objets, nous jouons. Je réalise que personne n’a plus le droit de me dire que je suis nul parce que je n’ai pas été à l’école. Mon ami m’a appris à tenir un crayon et moi je lui appris à fabriquer une corde à chèvre. Aujourd’hui leur chèvre ne peut plus ravager les champs de voisins». Un enfant de Cibandihwe.

« Ceux qui n’ont pas été à l’école sont souvent pris dans la société comme des bons à rien. Cette manière d’appréhender les choses n’est pas authentique car même si nous n’y avons pas été, nous transmettons à nos enfants ce que nous disposons de plus précieux : le Savoir que nous possédons. Chacun dans ce monde a en lui une originalité propre à lui et qui lui distingue des autres. Tout le monde sait». Un parent de Cibandihwe

Peut-on limiter le savoir à une simple expérience d’une longue période passée aux bancs de l’école ? De toute évidence, il reste un bien commun aux mortels. Tout le monde sait et par conséquent tout le monde apprend de tout le monde. Il arrive à toute personne de découvrir à partir d’une autre personne.

Être Professeur, Docteur, Chef des Travaux, Spécialiste ou n’avoir pas été à l’école c’est la diversité qui fait la beauté de la société. Tel est nul, ah !ah ! Ne jamais plus dire ça dans la société.

René Muhindo (Bukavu, République démocratique du Congo)

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