Au sommet, loin de l’hiver…

Est-ce que vous avez déjà pu avoir des vacances en montagne, hors saison ? Concrètement, dans un lieu touristique hivernal, mais en plein été, quand tout est fermé. Alors, on se retrouve presque seul avec la nature. Et c’est extraordinaire !

Justement pour moi c’était là, dans une station fermée, que j’ai pu trouver le plus précieux.

Il n’y avait pas la pression des magasins, ni des restaurants. Du coup tout était rempli de silence, et j’ai réellement pu lâcher prise pour puiser de la force.

Pendant les promenades, j’entendais autour de moi le moindre bruit, le moindre souffle, comme une musique douce. Même la marche des fourmis qui travaillent sans cesse – dans leur propre montagne !
Dans les soucis et le brouhaha des villes, on ne fait pas attention aux tout petits animaux de la création. Pas non plus aux oiseaux et à leurs chants. Mais ici tout cela était très fortement présent, et l’on plongeait dans un calme extraordinaire.

La beauté de la nature était si proche et merveilleuse. Je me sentais comme unie à la création, pleinement dedans, je la respirais à fond, et je me sentais remplie d’une grande paix. Oui, je me sentais proche de la création de Dieu.

Souvent je m’arrêtais aussi pour regarder le ruisseau qui coulait tout proche. Sa mélodie résonnait encore longtemps dans mes oreilles, et me parlait d’une « symphonie des quatre saisons » revisitée… Du printemps qui s’éveille, de l’été avec les murmures des différents petits animaux et le chant des oiseaux, de l’automne et des tempêtes qui hurlent dans la vallée… Puis aussi de cet hiver qui revient à chaque fois. Un hiver plein de gens qui envahissent les immeubles et la station, et ce bruit déchirant qui ne s’arrête jamais. Et, enfin, au printemps, le calme revient quand tout est à nouveau fermé…

Quand on a pu passer de telles journées en pleine montagne, quand les vacances prennent fin et qu’on retourne chez soi, tout semble changé. On voit les gens autour de soi avec des yeux complètement neufs. On a envie de les saluer, de leur parler, d’entrer en communion. C’est comme si l’on pouvait maintenant transmettre plus loin cette paix que l’on sent encore en soi. Et notamment à tous ceux qui jamais ont cette possibilité de quitter leur hiver à eux, l’hiver des vies gelées…? Les très pauvres bien-sûr… les Sans Logis… Les Ecrasés sans perspectives de ce monde…?

Ce temps de vacances-là, a été comme une libération. Et elle continue à vivre en moi. C’est comme si le cordon ne se cassait plus…

Nelly Schenker avec Noldi Christen (Suisse)

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