Droit au travail, droit au logement…

Des mains et des intelligences....

Des mains et des intelligences....

En Suisse, et à Bâle en particulier, on le sait, il n’y a plus de cités d’urgence, on les a toutes aplaties, détruites.
Mais ne cherche-t-on pas maintenant à recréer des « slums », des bidonvilles ?

Je pense toujours aux gens de mon entourage qui sont en fin de droit du chômage et qui ne peuvent plus payer leur loyer. J’en connais beaucoup qui cherchent du travail depuis deux, trois ans, voire plus. A chaque fois ils se heurtent à des réponses négatives et, souvent même, ne reçoivent aucune réponse à leur dossier. Chaque fois il faut refaire des copies et recommencer les démarches. Et tout ça sans argent… comment faire ?
Personne ne leur donne la possibilité de travailler. Il est dit qu’on ne peut pas contraindre un employeur à embaucher. Bon, ok. Mais alors pourquoi la Ville ne peut-elle employer ces personnes ? La réponse est : « Nous n’avons pas les moyens financiers pour… » C’est encore et toujours la même spirale.
Ainsi, une énorme pression s’exerce sur les gens au bas de l’échelle sociale. On ne leur donne jamais les mêmes possibilités, et ceci depuis l’enfance. Pourtant ils ont des mains et une intelligence et ils voudraient être utiles comme les autres. Mais leurs chances sur le marché du travail sont quasiment nulles. Et cette pression permanente les empêche de respirer.
Oui, qu’en est-il de tous ceux dans notre ville (et je peux en témoigner ) qui sont, de ce fait, précipités dans un gouffre ?

Plus ça va, plus je me demande où est passé le droit au logement ? Le droit au travail et à un habitat n’existe-il pas ? Si chacun avait accès au droit à une formation et à un emploi, il pourrait également payer des impôts et un loyer normal.
Les mots « solidarité » et « amour du prochain » ont-ils disparu de notre vocabulaire ? Ceux à qui la vie semble sourire plus qu’à d’autres, ne veulent-ils plus du tout partager ? Le mot partage devient de plus en plus flou et s’en va. Du moins, c’est ce qu’il me semble.
Est-ce que tout le monde s’en fiche ?

Une chose est claire : sans une vraie politique, rien ne va. Il faut être en lien permanent avec ceux qui font les lois mais aussi avec les responsables de l’économie. Il est évident que nous avons besoin des économistes. Nous avons besoin de tous pour ces questions-là. Et même si on peut « se casser les dents sur la politique ». Car qui veut entendre parler d’une manière ou d’une autre de la pauvreté ?
Cependant, il nous faut toujours être à contre courant et ne jamais accepter les faits juste comme ça. Il faut que cela change !
Il est primordial de mettre celles et ceux qui souffrent le plus de ces situations, au cœur de nos politiques, et de faire en sorte qu’ils et elles en soient les partenaires.

Cela ne peut continuer comme aujourd’hui.

Nelly Schenker avec Noldi Christen (Suisse)

* Peinture : Des mains et des intelligences….des personnes au chômage
attendent tous les matins pour être embauchées… / peinture de Urs Kehl /
New Orleans / 2010

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