P comme Poison et Pentecôte

Le pétrole coule, coule, coule. Le flot des paroles et des chiffres s’avérant faux coule, lui aussi. Et l’on se demande lequel des deux maux sera, à la longue, le plus dévastateur.  Les atteintes à la substance physique de notre terre et à sa substance de confiance s’enchaînent. S’ils se perdent, point de vie.

Pourtant, nous voulons vivre. Des familles vivant sous les ponts de Manille, au défi des inondations et de la spéculation foncière, affirment leur volonté de s’épanouir dans l’entraide. Les Haïtiens, comme tant d’autres ailleurs, affirment leur recherche de pleine vie tout en prenant le droit au temps du deuil et au partage.

Instinct de survie ou souffle de l’Esprit ?

En ce mois du souvenir de la fin de la 2e guerre mondiale, une femme s’est souvenu de l’occupation de sa maison parentale par les soldats allemands. L’un d’eux voulait offrir des bonbons aux enfants. Il insistait, les larmes aux yeux, en leur parlant de ses propres enfants. Or, la petite fille belge d’alors ne pouvait accepter les bonbons de l’occupant. Mais elle n’a pas oublié. Adulte, elle s’est engagée dans des œuvres de réconciliation.

Le poison du pouvoir, du mensonge et du doute coule, coule, coule. Mais la rage de vivre des êtres humains est aussi nourrie d’espoir. Parfois, elle se découvre espérance. Elle puise aux sources profondes de la confiance. Celle-ci aussi coule, coule, coule des profondeurs de nos êtres, et les unit.

Mascha Join-Lambert (Neudorf – Allemagne)

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